L’administration des Beaux-arts fait la morte? Nous aussi !

11 avril 2009

L’administration de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts se replie par rapport à ce qu’elle laissait entendre lors du  rendez-vous précédent (5 mars), et se réfugie derrière sa tutelle (le Ministère de la culture et de la communication), pour éviter de répondre favorablement à la demande des modèles : elle préfère se voir imposer par le haut une nécessaire revalorisation, dont elle devrait naturellement être la locomotive.

Nous avons pu le constater, les médias, les publics des expositions, les élèves et les professeurs des écoles d’art ont bien perçu le scandale de ce déni : les modèles sont aujourd’hui « gratifiés » d’une rémunération choquante, qui ne correspond pas au métier qu’ils exercent. Les enseignants de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts ont globalement manifesté leur soutien aux revendications des modèles, aux côtés des centaines de signataires de la pétition.

Oui, une démarche doit être entamée au Ministère, pour donner au modèle, partout où il travaille, un statut et le doublement de la rémunération, soit environ 27 euros de l’heure. Une grille existe déjà correspondant à cela, qui reconnaît la compétence et donne une compensation financière à la précarité : celle des assistants d’enseignement.

Cependant, assez de langue de bois : nous ne pouvons accepter cette scandaleuse fin de non-recevoir ! Nous maintenons qu’il existe des marges de manoeuvre pour, dès maintenant, valoriser les heures des modèles en journée. Le Directeur de l’ENSBA évoquait dans la presse le « malaise de ces intermittents au statut de vacataires ». La notoriété et le statut de l’école imposent a minima d’appuyer la démarche de revalorisation des modèles auprès du Ministère.

C’est pourquoi, le 15 avril
soyons « MORTS » pour le MODÈLE VIVANT !
rdv 13h, Cour Bonaparte

Nu couché

9 avril 2009 – CoMBA – Section SUD-Culture ENSBA

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