C’est de saison, on attend le dégel… !

28 mars 2009

Vers une prise en compte globale de la réalité du métier de modèle ?

La première rencontre entre l’administration de l’ENSBA et la délégation des modèles du collectif CoMBA accompagnée de représentants de SUD-Culture, le 20 janvier dernier, avait apporté de bien maigres conclusions : une première prise de contact et, devant l’absence affichée de marge de manoeuvre sur le taux de rémunération des vacataires, la décision de dresser un état des lieux des différentes pratiques au sein des établissements relevant, comme l’ENSBA, du Ministère de la culture.

En effet, si l’on ébauche un classement des rémunérations des modèles selon les types d’établissements, le haut du pavé est tenu par le privé avec des rémunérations approchant parfois le doublement demandé (pour mémoire : 27 euros bruts de l’heure), les collectivités territoriales apportant des rémunérations parfois légèrement supérieures au taux pratiqué aux Beaux-arts, et l’Etat étant le plus mauvais payeur : pratiquant autour de 13 euros bruts, pour un nombre d’heures réduit, les écoles les plus prestigieuses et paradoxalement les plus représentatives d’une certaine image de l’art, telles l’ENSBA ou l’ENSAD, se trouvent à la traine.

Un tel taux est dévalorisant au regard du public – pas seulement pour l’école qui le verse, mais aussi pour les élèves qui suivent les cours, et les enseignants qu’assistent les modèles.

Des portes s’entrouvraient, lors de la réunion du 5 mars à l’ENSBA…

– Début mars, une réunion au Ministère de la culture incluant l’ENSBA, l’ENSAD et la Ville de Paris, devait permettre de plancher sur la gestion des modèles. C’est en effet à ce niveau que peuvent se débattre, d’une part la revalorisation de la grille globale des rémunérations, et d’autre part, l’aspect statutaire et reconnaissance du métier. Hélas, à l’issue de cette réunion, on ne semble pas avoir avancé sur la voie d’une pratique unifiée et intégrant les revendications des modèles…

– L’administration de l’ENSBA admet que les 13,31 bruts (congés payés inclus) accordés aux modèles sont loin de représenter un taux idéal. Si les taux sont encadrés par le Ministère, en revanche, une certaine autonomie existe quant aux modes de valorisation des heures (par exemple par la prise en compte des contraintes du travail en soirée, déjà appliquée)…

-> Quid des contraintes (précarité, pénibilité, adaptabilité dans la créativité…) qui pèsent à tout moment de la journée sur les modèles ?

… Cependant, dans un pas de tango, la direction des Beaux-arts a remis à plus tard le rendez-vous qu’elle semblait auparavant pressée d’accorder à la délégation des modèles.

CoMBA* – SUD-Culture Solidaires, section ENSBA
23 mars 2009

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